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Démocratisation
avant tout!
La base du combat
des Verts Européens en matière de Développement
Nord-Sud est la démocratisation : favoriser
la mise en place d'éléctions démocratiques,
assurer le respect des droits de l'homme, la liberté de
la presse, l'indépendance des médias
et de la justice, établir un parlement national
qui soit un contre-pouvoir effectif à l'exécutif.
Ce n'est qu'une fois que ces préalables sont
assurés que l'on peut vraiment s'attaquer aux
problèmes économiques et structurels
et mener une politique de développement sans
craintes que les ressources mises à dispositions
finissent dans la poche du dictateur local.
La politique de l'Union Européenne en matière
de Développement se cantonne malheureusement
parfois à des solutions venant de Bruxelles
sans concertation suffisante avec les acteurs locaux.
Les stratégies de développement misent
en place doivent selon nous répondre d'abord
aux besoins des populations et favoriser le développement
de marchés nationaux viables, avant de favoriser
une ouverture souvent forcée de ces marchés à la
concurrence du Nord.
Des objectifs intermédiaires pour arriver
au Développement
Les problèmes que nous souhaitons voir résolus
concernent souvent les mêmes thématiques,
et c'est particulièrement sur ces objectifs
qu'il faut mettre l'accent:
- La souveraineté alimentaire
- L'accès à l'eau potable
- L'accès à l'éducation
- L'accès au soins médicaux/médicaments
- La lutte contre "l'exode des cerveaux"
L'annulation de la dette dont le remboursement pèse
parfois pour 40% du produit intérieur brut du
pays est également un objectif crucial. Cette
position est d'ailleurs supportée par de nombreuses
ONG, dont le Comité pour
l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
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Plus
de coordination entre les différentes politiques
La seule aide au développement ne permettra
pas de mener une politique efficace : de nombreuses
politiques de l'Union Européenne on un impact
direct et parfois néfaste sur les capacités
de développement des pays et il conviendrait
de
La politique commerciale internationale, au
niveau de l'OMC ou des accords bilatéraux
comme ceux de Cotonou, est bien sûr un
levier majeur, et souvent activé dans le mauvais
sens. Une ouverture forcée à la concurrence
internationale sans un rapport de forces équilibré entre
les partenaires ne peut donner de bon résultat,
il convient donc par exemple de favoriser les négociations
avec des groupements de pays, plutôt que de
multiplier les accords bi-latéraux (voir
section UE-ACP). L'ouverture des marchés
des pays du sud ne doit pas être la contrepartie
de l'aide au développement ou de l'annulation
de la dette. Donner un filet d'air financier pour
ensuite étouffer l'économie locale
n'a aucun sens.
La renégociation des Accords de Pêche
avec l'UE est également cruciale pour redonner
aux pêcheurs locaux l'accès aux stock
de poissons qui leur reviennent et sont actuellement
pillés par des navires-usines qui viennent parfois
d'aussi loin que l'Ecosse pour exploiter la ressource.
De même, faire cesser les débordements
d'une Politique Agricole Commune qui subventionne des
exportations vers l'Afrique, annihilant toute possibilité de
développement d'une production locale est un
enjeu très important.
Suivre ces 3 commissions aux problématiques
inter-connectées permet également à Marie-Hélène
Aubert d'appréhender plus globalement les conséquences
des politiques sectorielles.
Les pages suivantes vous donneront plus d'informations
sur plusieurs de ces problématiques. 
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