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Pour Marie-Hélène Aubert, eurodéputée
Verte française, membre de la commission de
l'agriculture et actuellement en réunion avec
les pays ACP à Edimbourg au Royaume-Uni: "le
compromis passé entre les ministres de l'agriculture aujourd'hui à Bruxelles aura des conséquences
néfastes pour les pays les plus pauvres, les
pays ACP et les agriculteurs producteurs de sucre dans
les régions les plus défavorisées.
Le principe qui consiste à réduire les
prix des producteurs au lieu de réduire les
quotas pour l'industrie sucrière va dans la
mauvaise direction. Les Verts ont proposé de
stopper l'exportation du "sucre C", c'est-à-dire
les subventions à l'exportation, ce qui est
d'ailleurs demandé par l' OMC. Pour soutenir
les pays en développement, les Verts proposent
de réduire de 25% la quantité de sucre
produite dans l'Union (à savoir les quotas intérieurs
de sucre) et d'augmenter de 25% les quotas pour les
pays les plus pauvres et les pays ACP pour ne pas obliger
les pays en développement à augmenter
leur production de sucre pour obtenir les mêmes
revenus.
Ce compromis n'offre pas de perspectives pour une
restructuration durable des régions qui sont
les plus touchées par la baisse des prix dans
la mesure où les multinationales du sucre profiteront
de près de 4 milliards de compensation, sans être
obligées de faire des plans de restructuration,
de création d'emplois alternatifs ou de reconversion
vers d'autres cultures.
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A l'instar du rapporteur
du PE, les Verts/ALE demandent une réduction
de prix plus modeste, entre 25 et 30% avec une compensation
plus importante pour les producteurs de sucre plutôt
que pour l'industrie sucrière.
Ce ne sont pas les
agriculteurs ni les consommateurs qui profiteront de
cette réforme. Dans l'Union européenne,
ce sont les plus grandes exploitations en France et
en Grande-Bretagne qui pourront survivre à la
réforme. Dans les autres Etats membres, des
usines seront fermées et des emplois seront
perdus. Dans les pays tiers producteurs de sucre, ce
sont des multinationales implantées au Brésil,
en Afrique du Sud ou en Thaïlande qui vont s'approprier
le marché européen.
Plutôt que d'envisager des compensations insuffisantes
et inéquitables à une réforme
néfaste, il aurait mieux valu proposer une réforme
fondée sur un véritable partenariat avec
les pays les pauvres".
Vous trouverez ici le rapport
final voté par la Commission DEV au format
pdf (Acrobat Reader) ou au
format Word
Ici la position
des Verts sur la réforme (en anglais).

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