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La pêche est de loin la principale menace pesant sur les trois quarts de la surface de notre planète. Et parmi le public, très peu de personnes sont conscientes de ce qui se trame. Les mouvements environnementalistes n'ont commencé à s'interesser à la pêche qu'au début des années 90 et comme pour les autres campagnes des Verts, notre action pour la pêche commence seulement a porter ses fruits.
Bien qu'en procédure de consultation, le Parlement Européen est amené à avoir de plus en plus d'influence sur les propositions de la Commission européenne. L'action de Marie-Hélène Aubert et des Verts au sein de la commission pêche du Parlement doit faire face à des réalités politiques autant que scientifiques et économiques.
Une commission pêche très orientée en faveur de l'industrie
Les députés membres de la commission pêche considèrent que leur rôle consiste à défendre à tout prix les intérêts à court terme de l'industrie de la pêche de leur pays, voir de leur région. Ainsi, la commission s'unira pour s'opposer à des mesure de restrictions de type TAC (taux autorisé de capture) et quotas, ou sur le matériel de pêche, mais lorsqu'une question affecte spécifiquement une région, elle se divise en fonction des intérêts nationaux. Ainsi la bataille des filets dérivants a réuni Français, Britanniques, Irlandais et Italiens contre les autres, tandis que le renouvellement de la PCP (politique commune de la pêche) a vu les "amis de la pêche" - France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Irlande - s'opposer aux pays du Nord.
En somme, la pêche est perçue plus comme un problème socio-économique que comme le désatre environnemental qu'elle est devenue.
La protection de l'environnement et de la ressource jouent un très petit role... Sauf si elle servent les intérêts à court terme des députés concernés. En général ils voteront pour des textes qui n'engagent à rien, pour des déclarations pour protéger les stocks de poissons, mais qui n'ayant pas de caractère obligatoire, sont peu significatifs.

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Pour une pêche respectueuse de l'environnement et pérennisant la ressource
Dans ce cadre plutôt défavorable, les Verts luttent pour la préservation des écosystèmes, à travers par exemple, la limitation des engins de pêche les plus destructeurs (filets maillants dérivants par ex.). Quelques grandes thématiques font plus particulièrement l'objet de campagne et de suivi.
La pêche loitaine, c'est à dire souvent hors des eaux communautaires déjà très surexploitées, en est une, caractérisée par les accords de pêche conclus par l'UE avec d'autres Etats comme en Afrique par exemple, afin de pouvoir piller leur ressource en gardant bonne conscience. L'impact sur les stocks en est dévastateur pour les populations locales dont la subsistance dépend bien souvent entièrement de la mer.
On entend de plus en plus parler de pêche illicite, non déclarée et non règlementée depuis quelques années, de par les problèmes qu'elle occasionne. Les navires pirates d'aujourd'hui ne battent plus pavillon à tête de mort, mais plutôt pavillon panaméen ou du Belize, et exploitent des stocks de poisson. décimés mais lucratifs et peu surveillés.
Par ailleurs des actions sur certains stocks plus vulnérables sont entreprises. Comme pour l'anchois, l'anguille ou le Thon Rouge, pour lequel la mobilisation n'a pour l'instant pas réussi à faire plier les Etats, souverains en la matière et très à l'écoute des lobbies de l'industrie.
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