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De récentes réformes de la Politique
agricole commune (PAC) ont réduit le montant
des aides publiques attribuées aux marchés
agricoles et ont accordé aux États membres
et aux agriculteurs davantage de responsabilités
pour qu’ils répondent aux attentes de
la société en fournissant une alimentation
saine et des services de qualité. Les mesures
d’incitation et les restrictions imposées
aux pratiques agricoles et à la production alimentaire
sont toutefois encore loin d’être cohérentes.
Les paiements directs versés aux agriculteurs
ne sont pas suffisamment subordonnés à des
critères écologiques et de qualité alimentaire
et imposent un statu quo quant aux déséquilibres
existants entre régions et entre producteurs.
Le Conseil des ministres a rejeté la proposition
de la Commission de procéder à des contrôles
de la qualité alimentaire et à des inspections
obligatoires dans les exploitations agricoles.
Pour conférer une dimension plus écologique à la
PAC, il faut une infrastructure sociale et environnementale
qui permette une production, une transformation, une
commercialisation et une consommation alimentaires durables.
Cela passe notamment par une éducation et une
formation accrues des agriculteurs, un traitement décentralisé de
haute qualité des produits alimentaires, la réduction
du transport des animaux et une commercialisation de
proximité, une action de sensibilisation, un étiquetage
et une meilleure information des consommateurs.
- Il convient de continuer à réduire
les aides aux marchés et de supprimer les
restitutions à l’exportation ;
- Les aides publiques destinées aux agriculteurs
doivent être liées au strict respect
des lois concernant la sécurité alimentaire
et de la législation environnementale relative
aux exploitations agricoles (par exemple, le refus
de recourir aux pesticides ou antibiotiques interdits
et à d’autres promoteurs de croissance
dans l’élevage, le respect de la directive
sur les nitrates et des normes en matière
de bien-être animal) ;
- Les subventions destinées aux formes d’élevage
intensif, fondées notamment sur l’ensilage
de maïs, doivent être supprimées
progressivement et remplacées par des primes à l’élevage
extensif et écologique en pâturage;
- Il convient de supprimer les avantages (fiscaux)
favorisant les méthodes de l’industrie
agricole (les poules en cage et l’élevage
avicole intensif) et de s’abstenir de soutenir
les investissements agricoles qui n’améliorent
pas le bien-être animal ;
- Les dernières réformes de la Politique
commune de la pêche (PCP) doivent être
mises en oeuvre pleinement et immédiatement,
de manière à réduire
la surpêche, à permettre la
reconstitution des stocks épuisés (cabillaud,
merlu, etc.) et à éliminer
les pratiques de pêche nuisibles à l’environnement.
Vous trouverez dans le document "Une
alimentation de qualité en 10 points" les
principales propositions des Verts Européens
en matière d'alimentation et d'agriculture
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Ces conceptions vertes de l'agricultures ont donné lieu à une
campagne pour l'alimentation en 2004. Le site net www.eat-better.org présente
les objectifs et les moyens mis en œuvre pour
cette campagne. |
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